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Vicente Blasco-Ibanez

Un valencien universel

80 ans après sa mort, Vicente Blasco-Ibañez est resté une figure populaire, tant en France qu’en Espagne, son pays natal. Sa vie fut un "long fleuve"... mouvementé, au service de la justice et de la liberté.

Ecrivain, homme politique exilé, grand voyageur, Blasco-Ibañez était un homme "moderne". Il a consacré sa vie à faire valoir ses idées libérales.

Pour ses funérailles, une cérémonie exceptionnelle se déroula à Menton, "la plus importante jamais vue dans la ville" selon les Mentonnais, avec tous les honneurs rendus par les autorités.

Son cabinet de travail à Fontana Rosa avait été transformé en chapelle ardente où tous ses amis, écrivains, hommes politiques français et espagnols vinrent lui rendre un dernier hommage. Le préfet et le maire de Menton furent parmi les premiers à se rendre à la villa. Le mardi 31 janvier à Loh, un cortège extraordinaire traversa la ville jusqu’à la mairie où des discours honorèrent sa mémoire.

A Valence, au même moment, la population envahit les rues en pleurant la mort du plus célèbre Valencien. Terrassé par une broncho-pneumonie aggravée de diabète, à l’âge de 61 ans, Blasco-Ibañez fut inhumé au cimetière du Trabuquet. En 1933, ses cendres furent transférées en Espagne, au moment de la proclamation de la République dans son pays natal. "Car ni vivant, ni mort, il ne reviendrait dans son Espagne, aussi longtemps que la dictature sévirait’).

Il avait dit : "Je ne peux pas rentrer en Espagne sous son régime actuel. Vivant, j’y aurais été poursuivi, mort, j’y recevrais des honneurs dont je n’ai que faire". Ce transfert donna lieu à une cérémonie aussi solennelle que celle de ses obsèques. Ce 27 octobre 1933, on voyait se presser autour du cercueil exposé dans la salle d’honneur de la mairie de Menton le ministre de la Marine espagnole et grand nombre de personnalités. A l’extérieur, la façade de l’édifice municipal était tendue de part et d’autre de longs voiles aux couleurs des deux nations.

Dans la rue, une foule immense se précipitait pour apercevoir le cercueil : "le sarcophage du romancier, don de sa ville natale, brillait de son bas-relief en or massif. Ce sarcophage digne d’un roi est pourtant celui d’un écrivain : long de 3 mètres, haut de 1 mètre, il représente un livre aux tranches dorées et porte sur le dos la devise : Los muertos mandan.

II est supporté par sept autres livres en bois sculpté choisis parmi les ouvrages d’Ibañez" (L’Illustration - 4 novembre 1933). L’émotion fut à son comble quand les marins français et espagnols traversèrent toute la ville, la dépouille sur les épaules, jusqu’au port où attendait un navire pour Valence.

Une vie, un combat

La vie de Vicente Blasco-Ibañez fut un éternel combat pour la justice et la liberté. Né en 1867 à Valence où son père dirigeait le journal "El Pueblo", Blasco-Ibañez aiguisa ses premières armes dans cette feuille d’opposition. Prenant la parole dans de nombreux meetings et groupant autour de lui des partisans, il devint bientôt le chef des républicains espagnols.

Il a longtemps vécu en Argentine, où il possédait une maison d’édition. Il dut en partir pour avoir été mêlé à des troubles qui se produisirent durant la guerre d’indépendance de Cuba contre l’Espagne (il militait pour l’indépendance cubaine !).
Il se réfugia en Italie. Dès son retour dans son pays natal, il fut arrêté puis traduit devant un Conseil de guerre.

Verdict : quatre ans d’emprisonnement. Au cours de sa vie, Blasco-Ibañez est allé plus de trente fois en prison. Élu député de Valence sur les bancs de l’opposition en 1898, il se brouilla avec ses amis. Déçu par la politique, il s’expatria à nouveau en 1909.
"Désormais, il servirait le peuple par la seule voie véritable : le roman". Il en publia de nombreux : Sommica, Dans l’ombre de la cathédrale, La Horde, Arènes sanglantes. .. De retour en Argentine, le gouvernement lui céda des étendues vierges dans la pampa. Il y créa deux villes destinées à des colonies de peuplement, "Cervantès" dans la province de Corrientes et "Nueva Valencia" dans la province de Rio Negro, et y fit venir des paysans chiliens et espagnols. Mais, se trouvant rapidement à court de capitaux, il rentrait en Europe pour trouver des investisseurs, lorsque la guerre éclata. Ainsi échoua son rêve de conquistador et il revendit (en les bradant) ses terres au gouvernement argentin.

Si la première de ces deux villes n’existe plus, la seconde (Nueva Valencia) a subsisté. Et puis, Blasco-Ibañez a lui aussi sacrifié à la mode du tour du monde, une vague prisée par de nombreux écrivains soucieux de prendre "le pouls de la planète" et de renouveler leurs sources d’inspiration. Son œuvre-maîtresse d’après-guerre est constituée du triptyque : "Les quatre cavaliers de l’apocalypse" (1916 - adapté au cinéma dans les années 20 avec dans le rôle principal, le jeune ténébreux Rudolph Valentino), "Mare Nostrum" et "Les ennemis de la Femme, Monte-Carlo" (1919).

Son génie verbal triomphait partout... Blasco- Ibañez se fixa définitivement en France, fuyant la dictature espagnole de Primo de Rivera. Il bâtit alors à Menton, dont le climat lui rappelait celui de sa Valence natale, sa villa "Fontana Rosa" [1], dédiée à tous les écrivains du monde. C’est là qu’il mourut.

Avec le « Concours du cercle Blasco Ibañez », de Dominique Gorzala et de Gilles Montelatici


[1"Les Fantômes de Fontana Rosa ou la vie de Vicente Blasco-Ibañez" de Sarah Safir-Lichnevsky (éditeur "Cercle Blasco-Ibañez").

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