Galerie d’Art contemporain - Palais de l’Europe
Avenue Boyer
Tous les jours de 10h à 12h et de 14h à 18h sauf le mardi et les jours fériés
Cette exposition est consacrée à deux artistes vivant et travaillant à Menton et en Italie. Leur travail respectif n’a jamais été présenté côte à côte jusqu’à présent et pourtant leur démarche est très proche. Leurs œuvres fortes se combineront parfaitement à cette occasion pour révéler l’abstrait des sculptures de l’un et la richesse des couleurs de l’autre. Une centaine de pièces sera présentée.
LEO WESEL
Critiques :
« ... Son œuvre préexiste en imagination ; il l’a réalise en lui-même avant de la projeter. Mais elle doit sortir d’un coup, immédiatement et intégralement. Si la création
s’avère difficile, il la laissera reposer jusqu’à deux ans. Il doit être lui-même ; son esprit doit être entièrement transparent, d’une entière honnêteté et devient alors le miroir de son moi profond. Tout ceci implique une liberté totale et une fluidité d’émotion. Leo Wesel se heurte à la difficulté d’être et à sa grande anxiété lorsqu’il doit travailler à époque fixe pour une galerie. Il désire demeurer et sera libre... ».
Hugues de la Touche, Conservateur des Musées de Menton, 1999
« La formation picturale de Wesel semble originaire de « l’Action Painting » dans le sens de la « Libération du geste ». On y découvre une abstraction colorée, soutenue par un expressionnisme abstrait. Il se réfère à un inconscient originel ! Dans ses tableaux domine « la matière grise » pour un résultat optique alliant le noir et les couleurs primaires de la palette : masse de couleurs appliquées sur la toile sans aucun repentir par un geste libéré sans construction aucune ».
A. Rebaudo, 1993
PHILIPPE CESARETTI
« En utilisant deux techniques, la peinture et la gravure dans l’élaboration et la construction de son œuvre, Philippe Césaretti joue sur le mouvement et la tension, afin d’en extraire son univers poétique. Césaretti déroule comme un fil d’Ariane, une trace en trait, en faisant apparaître des routes, des chemins qui s’exaltent dans les aventures d’un monde imaginaire. Ce sont des labyrinthes qui mènent vers des ailleurs et s’égarent en fonction du rythme et des passages de couleurs. C’est un monde giratoire, vibratoire, en mouvement qui hésite entre vide et plein. Césaretti fonctionne dans son art à un rythme d’enfer. Il délimite son territoire par des champs colorés qui traversent des espaces inconnus. La spontanéité du geste ajoute au mystère, un vagabondage, mouvant, incontrôlé pour notre regard. Qu’il incise, laboure, racle en virevoltant sur le cuivre, le zinc, le linoléum et le plexiglas, son geste est libre et fonctionne uniquement à partir des pulsions de son cœur comme un sismographe ».
Frédéric Altmann
Directeur du Musée International d’Art Contemporain de Carros
« Philippe Césaretti est un artiste complet : peintre, sculpteur (ferronnier d’art, il a choisi l’industrie pour apprendre les formes et développer son goût pour l’art), graveur (sa rencontre avec Riccardo Licata lui a permis de perfectionner ses connaissances dans la gravure). Guidée par ses propres impulsions, son œuvre est rythmée, totalement spontanée et pourtant le geste est précis, la composition solide et on sent une attention graphique directement contemporaine issue d’une grande connivence avec les influences de sa génération. Gravures et sculptures témoignent d’une quête passionnée de retrouver les lieux, des empreintes, des signes, fragments de l’écriture de la vie, témoin d’une pensée intuitive où se présume l’art... ».
Carole Chabrier


Date(s) : du 27 janvier au 2 avril 2007






