Une pratique qui n’est pas un Sport
La plongée n’est pas considérée
comme un sport. Elle ignore les
compétitions et ne connaît que
les brevets de niveau 1 à 4. Pratiquée dans des clubs affiliés à une
Fédération, cette activité est enca-
drée par des textes de loi (1998)
qui limitent notamment à -60 m la
profondeur de plongée autorisée
en club.
Si l’on peut faire son baptême à partir de 8 ans il faut en
revanche attendre 12 ans pour
passer le niveau 1 qui permet de
descendre jusqu’à 20 mètres de
profondeur. Président du club
mentonnais La Maîna, M. Philippe Germaux tient à souligner que
la plongée n’est pas un sport plus
dangereux qu’un autre,.. quand
on respecte les consignes de sécurité.
Pour être sans danger, ce sport. nécessite toutefois une bonne condition physique. Passé le stade du baptême, il faut du reste produire un certificat médical de non contre indication à la pratique de la plongée. Il est préférable de commencer Jeune car la plongée ne supporte pas les complications médicales.
Avec son caisson hyperbare, l’hôpital Pasteur à Nice offre à 15 minutes d’hélicoptère une bonne couverture sanitaire.
Entre deux caps
On trouve très peu d’animaux fixés sur les fonds sableux. C’est sur les caps rocheux que se fixe la plus grande quantité d’espèces animales et végétales. Prise entre le Cap Martin et la Mortola en Italie, Menton est un site privilégié pour la plongée. La Mortola s’avance très loin en mer. Pendant 300 mètres, les roches affleurent souvent ; la profondeur n’excède pas quelques mètres. C’était un lieu de prédilection pour les plongeurs. Classé "zone archéologique" le site de la Mortola est malheureusement interdit à la plongée depuis 2002. Mais entre le port et la petite Mortola, il existe une série de rochers intéressants (" Grimaldi 1 " " Grimaldi 2 "," l’Oursin "," la Source "). A l’ouest du Cap Martin, les tombants permettent au plongeur de se représenter dans l’espace.D’un cap à l’autre, on trouve des résurgences d’eau douce : l’eau fraîchit, change de densité, devient plus cristalline. Les baptêmes de plongée et la formation au niveau 1 se font au Cap Martin, en face de la plage du Grand hôtel, dans la "piscine". L’endroit est enchanteur. A quelques mètres de profondeur, on évolue au milieu d’un doux vallonnement de roches. Dans cette plaine marine poussent des algues variées, violettes, blanches, d’un vert sombre ou vif : padine, mésophylle, posidonie, Caulerpa taxifolia.
La Caulerpa qui est
actuellement dans un cycle de
faible activité joue une partition
sobre dans cette symphonie de
couleurs. Sarpes, girelles, oursins
violets s’accommodent très bien
des anfractuosités.
Pour les plongeurs aguerris, la baie renferme
aussi par - 60 m l’épave d’un bombardier Heinkel He 111.
Une mer vivante
Station d’épuration à Menton,
création de réserves sous-marines
sur Monaco et Roquebrune, protection des mérous reconduite
pour cinq ans par le ministère de
l’environnement : les mesures se
multiplient pour protéger le
milieu marin. Qui plus est, la mer
a des cycles. Si dans les années 94-
98, il n’y avait presque plus rien à
voir, depuis cinq ans on voit beau-
coup de poissons (des chapons, des bonites) ainsi que des mammifères marins.
Les dauphins
reviennent vers nos côtes tandis
que les baleines croisent au large.
A l’abri de leur moratoire, les
mérous prolifèrent. Les ren-
contres avec des raies manta, des
molas molas ou poissons lune, des
barracudas, balistes ou langoustes
restent plus exceptionnelles.
Coraux mous et gorgones se lais-
sent bercer par les courants. La
mer s’anime. C’est le moment ou
jamais de se jeter à l’eau.
Les plongeurs, de précieux auxiliaires de la science
Le musée océanographique de
Monaco et le laboratoire d’envi-
ronnement marin de l’Université
Nice-Sophia-Antipolis s’appuient
sur la logistique des clubs. Les
plongeurs n’ont pas le droit de
pêcher des poissons vivants. Mais
lorsqu’ils trouvent des poissons morts morts ils les emmènent au musée
océanographique de Monaco qui
fait un travail de recensement des
espèces et procède à des analyses
pour connaître les causes de mor-
talité.
De son côté, le laboratoire du professeur Meinesz qui suit depuis
des années l’évolution de la Caulerpa taxifolia au Cap Martin confie
régulièrement ses thésards au
club de plongée de Roquebrune.
Actuellement la pratique est en hausse. Menton est le premier site de plongée intéressant à l’ouest de Gênes. Sur la côte ligure, les plongées sont très profondes. Aussi les Italiens du Nord viennent-ils plonger de préférence à Menton.
Découvrir les Baptèmes de Plongée proposé par l’Office de Tourisme de Menton
Les Clubs de Plongée à Menton
Centre de plongée Menton Dive Center
3 promenade de la Mer
Tél : 04 93 35 95 83 - Fax : 04 93 28 21 27
http://www.palmesbeach.fr/
Centre de plongée Atlantis Mobile Center
Port de menton garavan quai 400
Tél : 06 13 64 06 54
http://www.atlantisdiving.it/
Club de plongée Squale Club
38, boulevard du Fossan
Tél : 04 93 41 35 04
Club de plongée Kamikaze Club
Port de Menton Garavan
Tél : 04 93 35 91 88
















