Petites histoires du Careï
II n’y a plus de lavandières au bord du torrent, mais en se promenant le long de la vallée, les souvenirs et quelques bonnes surprises sont au rendez-vous
Le val du Careï était autrefois un quartier paisible au bord du torrent. On y trouve encore, un peu perdue dans la zone industrielle la petite chapelle Saint-Roman, mais les moulins ont presque tous disparu...
Le val des moulins
Au siècle dernier, une dizaine de moulins bordaient la vallée du Careï. Les defici, du quartier de "l’Oura" (au point le plus haut, en bordure de la commune de Castellar) jusqu’au "Pont d’Omera", en bas de la vallée, chez Delbecco, travaillaient à plein temps surtout lorsque la récolte des olives était abondante. Les "mouliniers" dormaient à tour de rôle, entre deux goumbagnas, temps mis par la meule à réduire les olives en pâte. Les agriculteurs arrivaient avec leurs sacs d’olives chargés à dos de mulet et repartaient avec les pelé d’ueri, sacs en peau de chèvre contenant la précieuse huile . Dans ces "vieux moulins enfumés, mal éclairés par .de petites lampes à huile, a caregnetta, les mouliniers (étaient) épuisés de fatigue, mai stoujours prêts à nous raconter une petite histoire pour rêver" ’".
La chapelle Saint-Roman
En 1985, se crée le nouveau quartier Saint-Roman, sur une superficie de 38 hectares aménagée sur le lit du Careï et les collines alentour. La petite chapelle en pierre, restaurée une première fois au XVIIe siècle, a été entièrement rénovée. L’occasion pour Jean-Pierre Frédiani de réaliser le chemin de Croix. Neuf mois de travail pour les huit tableaux sur bois qui ornent les murs de la petite chapelle après une longue phase d’étude auprès du centre de documentation religieuse du Sacré-Cœur et la visite de nombreuses églises de France .
L’artiste est modeste "... j’ai failli abandonner lorsque j’ai découvert le chemin de Croix de Jacqueline Verdini à la chapelle Saint-Roch...".
Heureusement, il ne l’a pas fait. Et l’on peut aujourd’hui suivre les huit stations dans la petite chapelle. Pourquoi huit, au lieu des 14 stations traditionnelles ? tout simplement question de place... •
(1) Source : Jules Valetta - "Ou pais mentounasc", bulletin de la Société d’an et d’histoire
du Mentonnais, septembre 1992.
(2) Interview de J.-P. Frédiani par Jean-Louis Casério
"Ou pais mentounasc", juin 1988.


















