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Histoire des Rues

Comme dans chaque ville, Menton a des rues avec une histoire. Qu’ils soient : écrivains, poètes, peintres, philosophes, personnages politiques, religieux ou figures mentonnaises chacun a sa place dans notre environnement.

LA RUE ACQUASOMA

Située dans la vieille ville, elle va de la rue Mattoni aux rampes de l’église St Michel. Longueur : 53 m, largeur : en moyenne 2.10 m.

Il s’agit d’un « lieu-dit ». Mais une vieille légende attribuant la création de Menton à trois Forbans écumant la Méditerranée : Acquasoma, Lampeduza,et Capodana reste ancrée dans les esprits sans la moindre preuve historique.
En réalité, cette ruelle, en partie voûtée, tire son nom d’un ancien abreuvoir qui s’y trouvait et auquel allaient boire les bêtes de somme (à Menton, un âne, c’est « sauma »).

C’est par cette rue que les paysans remontant de la mer vers les collines passaient avec leurs bêtes.

Il existe une autre « Aiga sauma » à Menton : c’est une petite source naissant au plateau St Michel et finissant au rond-point St Roch. Elle tirerait son nom du fait que, par suite de la proximité de la mer, l’eau s’en trouvait parfois saumâtre. Cette source était encore à ciel ouvert au début de la rue Partouneaux, il y a un bon demi-siècle.

Une belle histoire est également attachée à cette rue : avant la Révolution, sous le porche, se trouvait une statue de la Vierge particulièrement vénérée des Mentonnais, « La petite Madone de la rue ». Un « fan » de Robespierre trouva bon de murer la niche, la vierge se retrouvant prisonnière. Et quand, quelques années plus tard, on rouvrit la niche, la statue avait disparu. On raconta qu’ensuite, tous les enfants de ce bouillant révolutionnaire naquirent aveugles.

LA RUE ALBERT Ier ET LE MONUMENT DANS LES JARDINS BIOVES

En hommage au « Roi chevalier » qui s’était illustré dans sa lutte farouche contre l’Allemagne de 1914 à 1918 et afin d’honorer la colonie belge, le 18 février 1927 la « rue de la tour » se transforma en « rue Albert Ier ».
Le 17 février 1934, le roi des Belges se tuait dans un accident de montagne à Marche-les Dames, dans les Ardennes. Un an, jour pour jour, la municipalité Camaret inaugurait le monument érigé à sa mémoire dans les Jardins Biovès. Le monument a été fait par Antoine Gioan, architecte, et la plaque par le sculpteur belge De Vries. L’inauguration eut lieu en présence de l’écrivain Maurice Maeterlink.

LA RUE ALBINI

Située entre l’avenue Carnot et le bord de mer, face à l’église anglicane.

Sic transit gloria mundi...

Une des plus grandes familles mentonnaises n’est honorée que par une rue d’une dizaine de mètres de long et ne comprend aucun numéro.1302 : le patronyme Albinus apparaît dans le serment de fidélité des Mentonnais à Antoine Vento.

1346 : Un Albinus est cité dans l’acte dressé lors de la prise de possession de Menton par Berthon Grimaldi au nom de Charles Grimaldi de Monaco.
1516 : le nom Albini figure dans les statuts adressés aux Mentonnais par Lucien Grimaldi, seigneur de Menton, Monaco et Roquebrune.

Au XVIIIème, Pierre-Paul Albini et son fils Antoine furent agents des finances du prince Honoré III. Le fils d’Antoine, Honoré, fut intendant général de la Principauté jusqu’en 1814. Son frère, Albin, fut le dernier podestat de Menton jusqu’en 1793, et le premier juge de paix du canton.

Le petit-fils d’Albin, Charles (1822-1897) fut avocat et notaire à Menton et appartint au « grand conseil », gouvernement de Menton pendant la période de l’indépendance (1848-1860). Son fils Paul (1852-1928), également notaire, siégea au conseil municipal de 1886 à 1906, il fut notamment le premier adjoint d’Emile Biovès. De par sa situation et sa modestie, il était très respecté des Mentonnais. Citons encore Charle-Dominique Albini, oblat (1790-1839), vicaire à Menton, confesseur des religieuses hospitalières de St Augustin installées au couvent de la Madone, professeur au grand séminaire, puis envoyé en mission dans la région provençale, avant de rejoindre la Corse où il mourut.

Paul Albini, propriétaire de terrains sur le front de mer, fit construire à l’angle de l’avenue Carnot la villa Carla, où la pierre domine, agrémentée de motifs en céramique de la manufacture Saïssi. Il offrit une partie des terrains pour la réalisation de travaux d’urbanisme.

C’est en signe de reconnaissance que l’on donna le nom d’Albini à l’ancienne « Rue des Eaux-Chaudes », ainsi appelée à cause de la présence d’une source d’eau chaude se jetant dans la mer à proximité.

LA RUE ET LA PLACE ARDOINO

Il fut un grand savant, homme de lettres, initiateur de la vie culturelle de Menton, n’a droit qu’à une petite rue de 120 m de long et de moins de 3 de large, entre l’avenue Félix Faure et la rue Partouneaux. Quant à la place Ardoïno, devant l’hôtel de ville, elle a depuis longtemps été « rebaptisée » en pratique : place de la mairie.

Petit-fils de Nicolas Ardoïno, maire de Diano-Marina, crée baron d’Empire en 1811, fils de Jean-Baptiste qui vint s’installer à Menton où il épousa en 1818 Honorine de Monléon (une famille apparentée à toutes les grandes familles qui ont fait Menton), Nicolas, Honoré, Jean-Baptiste Ardoïno est né le 19 septembre 1819.Il fit de solides études classiques et scientifiques, le type même de l’humaniste. Et s’il mena une vie de grand bourgeois, il écrivit aussi des ouvrages consacrés à ses deux passions : sa ville natale et la botanique (plusieurs de ses ouvrages sont disponibles à la bibliothèque municipale).
« Petites annales de Monaco, Roquebrune et Menton », écrit en 1843, publié en 1926, réédité il y a 15 ans par la Société d’Art et d’Histoire du Mentonnais.
« Etude sur la généalogie des principales familles mentonnaises ».
« Catalogue des plantes vasculaires qui croissent spontanément aux environs de Menton et de Monaco »(1862).

« Flore des Alpes-Maritimes » 1867, réédité en 1879, puis en 1980 par les éditions Laffitte de Marseille.

« Contribution à l’enquête agricole dans la 24e circonscription » 1867, où il confie sa préoccupation devant la décadence de la culture du citron.

Sa mort prématurée, le 24 août 1874, à l’âge de 55 ans, ne lui a pas permis de publier de nombreux manuscrits qui sont malheureusement perdus.
Il participa activement à la « révolution mentonnaise » de 1848 contre les Princes de Monaco, et fit partie de la commission provisoire de gouvernement nommée le 2 mars. Mais, pour lui, le mouvement était trop « politisé », trop radical : au fond de lui-même, ce n’était pas un révolutionnaire, il s’éloigna de Trenca et ne fut pas élu au grand conseil des villes libres de Menton et Roquebrune, se retirant dans sa tour d’ivoire, s’occupant de ses propriétés, voyageant et surtout donnant libre cours à sa passion, la botanique.
Honoré Ardoïno s’occupa aussi de la vie intellectuelle de Menton. Avec ses amis, le docteur Jean-Dominique Bottini et le baron de Partouneaux, il fonda le « cercle philharmonique » qui devait relancer la vie culturelle et intellectuelle : Pour donner un toit au cercle, il fit construire l’immeuble qui abrite aujourd’hui la mairie et édifier la place située devant le cercle sur des terrains lui appartenant également, faisant du tout à la ville.

Il offrit également des terrains à ses deux amis pour qu’ils fassent construire deux immeubles face au Cercle dans le même style. Son but était de créer une place à l’italienne avec un jardin au milieu et vue sur la mer. Mais la spéculation foncière l’empêcha d’acquérir la partie située sur le littoral.C’est lui, également, qui fit ouvrir la voie qui porte aujourd’hui son nom.

PROMENADE REINE ASTRID

(va du carrefour de la fontaine Hambury au poste frontière du pont St Ludovic)

Fille du prince Charles de Suède, née à Stockholm en 1905, la princesse Astrid épousa en 1926 le futur Léopold III, roi des Belges en 1934. Elle eut trois enfants, dont le roi Baudoin, né en 1935.

RUE FERDINAND BAC

Ferdinand BAC est né dans un vieux bourg d’Autriche le 15 août 1859 et est mort à l’âge de 93 ans dans l’ancien hôtel de la Surintendance de Compiègne.
Il fut né du mariage de Maria-Sabina Stetten et de Charles-Philippe-Henri BACH. Ce dernier était le fils d’Ernestine de Pücker-Limbourg, mariée au Comte de Lowenstein-Wertheim. Dame du Palais de la reine Catherine de Westphalie, elle avait été remarquée par le roi Jérome, frère de Napoléon 1er. Bien que de leurs relations, un fils fut né, elle quitta le roi et bientôt son mari. Cet enfant fut confié à un notaire du Würtenberg qui en accepta la paternité moyennant une rente. Il commença ses études à Stuttgart, puis partit pour Paris où il suivit des cours à l’Ecole des Beaux Arts, puis à l’atelier Bastien-Lepage. Après un séjour d’un an à Venise, en 1878, il rencontre Marcellin Planat, de la « Vie Parisenne », qui l’introduit dans le monde du journalisme. Dès 1885, la popularité des dessins de Bac dépassent les frontières de la France. On connaît et on apprécie les « Petites Femmes « de BAC, demoiselles à la flexibilité d’une liane, sortant au bras de financiers opulents et se rendant aux Folies Bergères, au Moulin Rouge ou chez Maxim’s. Les légendes de ses dessins constituent un réquisitoire ironique contre la décadence des moeurs « fin de siècle ».

Durant 10 ans il disparaît de la vie parisienne et profite de sa bonne situation financière pour voyager en Europe : l’Allemagne, l’Italie, la Sicile, la Grèce, l’Espagne et, de plus en plus la Côte d’Azur. De nombreux ouvrages vont paraître : « Le voyage romantique chez Louis II de Bavière », « Le Mystère vénitien », « Les Maître humoristes », « La volupté romaine », « Odysseus, une aventure singulière »...Après 1910, Ferdinand BAC aborde la troisième période de son existence d’artiste. Cet homme, dessinateur et illustrateur mondain réputé quelques années auparavant sent se préciser en lui une vocation d’architecte, ou plutôt de décorateur, et de décorateur de jardins. A Grasse, pour Francis de Croisset, il bâtit sa première maison « Le Clos St François », villa et jardins conçus dans le style florentin. Puis se sera l’aménagement de la villa Fiorentina à St Jean Cap Ferrat, de la Villa Sylvia sur la rade de Villefranche, ainsi que d’une villa du cap martin. En 1918-19, il va réaliser ce qui est considéré comme son chef d’oeuvre, la seule construction encore visible aujourd’hui : le Domaine des Colombières à Menton Garavan pour Monsieur Ladal-Bockairy. Il y consacrera plusieurs années de sa vie, réalisant un rêve. Dans le jardin il multiplie les fontaines, les statues, les colonnades, les miroirs d’eau. L’aménagement intérieur des Colombières se poursuit jusqu’en 1927. Ces jardins et cette maison qu’il avait conçut entièrement lui inspirèrent d’autres livres.

LE QUAI GORDON BENETT

Si son nom est familier aux vieux mentonnais à cause du bateau de James Gordon Bennet magnat de la presse puis navigateur.
La « Namouna », un superbe voilier servis par quelque soixante-quinze hommes d’équipage, qui fit chavirer le coeur de maintes mentonnaises venait mouiller régulièrement dans les eaux de Menton durant de nombreuses années.

LA RUE HENRY BENNETT

(De l’avenue Carnot au cours du Centenaire, dans le quartier de la condamine, 184 m de long)

C’est en 1849 que James Henry Bennett découvrit Menton. Il était un médecin spécialisé en obstétrique membre du collège royal de physique de Londres, médecin accoucheur de l’hôpital royal et docteur en médecine de la Faculté des hôpitaux de Paris (St Louis, la Pitié et la Salpetrière).

En 1859-1860 il était venu à Menton pour « mourir dans un coin tranquille » à l’âge de 46 ans. Ce fut le coup de foudre ; non seulement, il allait retrouver la santé, mais il se transforma aussi en propagandiste infatigable, au moyen de 10 éditions anglaise, hollandaise, allemande, américaine et française de son « Menton et la riviera comme station climatique d’hiver. » Résultat : En 1859, Menton avait 3 médecins, en 1874, 17 en hiver, en 1897, 26 (dont 12 français, 8 Anglais, 1 hollandais, 2 Allemands, 1 Russe, 2 Italiens).
Sa statue se trouve dans le petit square de l’ancienne poste (aujourd’hui Agora), à l’angle des rues Partouneaux et de la République.

ESCALIERS LEOPOLD BERNSTRAMM

(dénommés autrefois « Escalier Magenta »entre la rue Guyau et la promenade du Val de Menton, longueur 45 mètres)

Léopold Bernstramm fut sans contester un des plus grands scultpteur du tournant du siècle. Né à Riga, il travailla à l’Académie des Beaux-Arts de St Petersbourg et devint rapidement célèbre, statuaire officiel de la cour de Russie.

Il vint s’installer à Paris avant de s’établir en 1909 à Menton où il résida dans une somptueuse villa « Les Mouettes » au niveau des escaliers Magenta.Il est mort le 22 janvier 1939, à l’âge de 79 ans, après avoir créé en 1920, avec diverses notabilités dont Ferdinand Bac, la Société des Amis des Arts et Lettres. Le fils de Léopold, Serge Berstamm (1894-1980), chroniqueur littéraire de divers journaux et revues, devint président des Amis des Arts en 1950, consacra sa vie à l’art et à la culture.

LES JARDINS BIOVES

Emile Biovès, d’origine espagnole (né le 10 mars 1849 à Monaco où son père commandait la Garde du Prince, mort à Menton le 03 août 1918), licencié en droit, avocat (il ouvrit un cabinet à Menton en 1880), fut maire de Menton de 1881 à 1885, puis conseiller général du canton.

Homme dynamique et entreprenant, il se lança dans de vastes travaux d’assainissement : élargissement et prolongement de la rue de la République, ouverture de la place des Carmes, à l’emplacement actuel du musée, transfert des abattoirs hors de la ville et construction de la route qui y menait.
Il traça également le Boulevard de Garavan et acheta les terrains pour construire le marché et l’hôtel des postes. Mais son nom demeure lié à la couverture du Careï sur laquelle furent édifiés les jardins qui portent son nom et où se déroule la Fête du Citron.

La première partie des jardins a été construite dès 1862 entre la promenade et le pont du Careï où passait la RN7 (Av Carnot). La construction continua progressivement jusqu’au carrefour de la rue Partouneaux en 1900. En 1884, un kiosque à musique fut installé dans les jardins du bord de mer, il fut démoli en 1932 pour laisser place au casino.

La deuxième partie des jardins, de la rue Partouneaux au pont de chemin de fer, a été réalisée sous la municipalité de François Fontana (1905/1929).
Emile Biovès est l’auteur, sous le nom de Jean Desverignanes, d’un livre sur Menton.

LE QUAI BONAPARTE

Napoléon, qui n’était que le Général Bonaparte, séjourna au n°5 de la rue de Bréa en avril 1796 alors qu’il commandait l’armée d’Italie. Une plaque le rappelle : « Napoleon Italiam petens, an 1796, estivit et quievit » (Napoléon, se rendant en Italie, s’arrêta dans cette maison et s’y reposa). C’est de Menton qu’il a daté son ordre du jour du 14 germinal an IV. Il y avait déjà séjourné en 1794, alors que, général de brigade, il était chargé de l’inspection des côtes.
Avant 1808, les maisons de la vieille ville atteignaient directement les rochers en bordure de mer. Tout le trafic pour l’Italie passait par la rue Longue.

Pour des raisons stratégiques et économiques, il fut décidé de construire une route entre la mer et les rochers. Le 07 juin 1808, le conseil municipal affectait 7500F pour l’ouvrage. En 1811, on réquisitionna des bateaux de pêche pour assurer le transport des « pierres de toutes espèces » et en octobre de la même année, 110 ouvriers travaillaient sur ce chantier. En avril 1812, le maire Jérôme de Monléon demandait une allocation de fonds pour cette route. Quelques années plus tard, elle était « opérationnelle ».
Il fallut attendre les années 1890 pour relier directement la baie Ouest et la baie Est par le construction de la grande courbe contournant le quartier bas de la ville.

Au fils des années, cette « voie étroite » devint insuffisante. On décida alors d’élargir le quai Bonaparte. En 1901/02, le quai est élargi par la construction de voûtes (comme à Cannes sur le quai St Pierre). Il reposait alors sur 16 arches ; depuis 1963, sept nouvelles arches complètent l’ensemble.

RUE LOUIS BORASCHI

(Perpendiculaire à la route de Sospel longeant le Gymnase du Careï)

Il a été conseiller municipal de la ville de Menton de 1959 à 1974, date de son décès. Chevalier de la Légion d’Honneur, il avait également été décoré de la Croix de Guerre et de l’Ordre du Mérite. Il fut président de la commune libre du Careï.

LA PLACE FRANCOIS BORFIGA

Né à Menton le 20 janvier 1877 dans une vieille famille de pêcheurs, François Borfiga se fit remarquer très jeune par sa vive intelligence qui lui offrait de vastes horizons. Devenu soutien de famille, il reprit le métier de ses aïeux. Plus tard, il trouva un emploi de comptable dans une maison de commerce. Il garda toute sa vie la passion de la mer. Sa seconde passion fut sa petite patrie qu’il exprima à travers de nombreuses chansons en mentonnais puis en français.

En juin 1940, il suivit le tragique destin de tous les mentonnais évacués. D’abord réfugié dans les Pyrénées Orientales, il vint ensuite dans le Var : c’est là qu’il fut atteint par un mal implacable et quasi familial : la cécité. C ’est son épouse qui recueillit sous sa dictée ses dernières oeuvres.
François Borfiga est mort à Menton le 04 avril 1957.

Pour tous ses compatriotes, il demeure « le félibre mentonnais ». On retrouve régulièrement ses oeuvres dans « Ou pais mentounasc », la revue de la Société d’Art et d’Histoire du Mentonnais.

RUE DU LIEUTENANT BOSANO

La présence de la famille Bosano (qui viendrait de Voltri, sur la Riviera de Gênes) est attestée dès 1560 à Menton d’après Ardoïno. Nous savons qu’Augustin Bozan mourut le 07 octobre 1571 à la bataille de Lépante sur la galère du prince. Plus tard on retrouve quatre notaires : Horace, son fils François, ses deux petits fils Josephat et Leandre.

Le fils de ce dernier, Alfred, aide de camp de l’amiral Persano, mourut à la bataille navale de LISSA (Yougoslavie) entre les Autrichiens et les Piémontais en 1866.

Quant au héros à qui la ville à rendu hommage, Louis Vincent Bosano, né le 22 janvier 1846, officier de l’Armée des Vosges qui participa brillamment et courageusement à la guerre de 1870. Sa conduite lui valant la Médaille Militaire. Il fut tué au combat.

IMPASSE BOTTA

La famille Botta est originaire de San Remo. Certaines sources dates son arrivée à Menton en 1302. Ardoïno parle quant à lui de 1774, date à laquelle « Charles Botta, fils de François, de San Remo, épouse Germaine Palmaro, de Menton. C’était une famille de serruriers.

Au début du siècle, un membre de la famille Botta était un chansonnier aux oeuvres assez lestes, que l’on voyait dans les rues de la ville, chantant aux carrefours.

C’est un autre Botta qui, dans les années 1890, au moment de l’ouverture du Careï (actuellement avenue de Verdun), offrit les terrains pour l’ouverture de l’impasse qui porte aujourd’hui son nom.

L’AVENUE BOYER

(De l’avenue F.Faure à la rue Henry-Gréville. Longueur:390 m, largeur moyenne : 7 m).

Originaire de Nice, la famille Boyer apparaît pour la première fois dans les actes mentonnais en 1689, à l’occasion du mariage de Pierre Boyer avec Dévote Faraldo.

Les Boyer étaient des propriétaires terriens apparemment très aisés, alliés aux familles Pastore, Carlès, Massa, etc.

Le nom de deux frères sont retenus : François et Valentin, fils de Pierre Boyer et Louise Spinelli.

Valentin Boyer (mort le 04 janvier 1881) fut un bienfaiteur de la Ville de Menton. On lui doit la création de la bibliothèque municipale, puisqu’il offrit de nombreux ouvrages à l’oeuvre du « Sou de l’école laïque », première ébauche de la bibliothèque.

ALLEE JAMES BRUYN ANDREWS

Espace piétonnier entre la Promenade du Soleil et l’Avenue Félix Faure, compris entre les immeubles le « Paris Palace » et le « Victoria Beach ».
Américain, avocat ayant étudié à Yale, malade, il avait du cesser ses fonctions et s’était mis à voyager dans le monde, écrivant et publiant des ouvrages consacrés à la sorcellerie napolitaine, aux danses sataniques de Ceylan, aux croyances soudanaises à Alger...

En 1871, il s’installe à la villa Pigautier dans le quartier de Garavan, dans le quartier de la Madone et y est resté jusqu’à sa mort en 1909.

En 1877 il a été élu président actif de la Société d’Horticulture et d’Orticulture de Menton.

Il a publié un « essai de grammaire du dialecte mentonnais » et un « vocabulaire français-mentonnais ». A été membre de la Société des Lettres, des Sciences et des Arts des Alpes Maritimes et de l’Ecole de Bellanda de Nice.

LA RUE, L’IMPASSE ET LA DESCENTE CAPODANA

Ces voies porteraient le nom d’un des trois forbans qui auraient fondé MENTON., les deux autres étant Acquasomma et Lampedouza. En réalité, il sagit d’une altération de capuana. « Carrriera capuana » désignait la rue la plus haute, par opposition avec la « carriera subtranea », ainsi qu’est désignée l’actuelle rue longue dans le testament de Jean II.

L’AVENUE CERNUSCHI

Elle est un hommage à trois frères milanais amoureux de Menton.
Henri (Enrico) Cernuschi, définit par Enrico Marinelli comme « le St just de la Révolution et du risorgimento italien », est né en 1821 à Milan. Docteur en droit, « carbonaro », il participa activement aux « cinq jours de mars 1848 » à Milan contre les autrichiens, fut membre du conseil de guerre, et en décembre de la même année, il représenta la Lombardie au comité des circonscriptions italiennes formé à Rome pour favoriser la création d’une assemblée constituante. Arrêté après l’intervention des troupes de Napoléon III, il fut incarcéré au château St Ange prison pontificale. Puis autorisé à s’installer à Paris, il commença une modeste carrière d’employé de banque tout en se livrant à quelques travaux d’écriture et de copie. Quelques années plus tard, il était conseiller de direction, avant de se lancer dans des opérations financières à titre personnel, qui allait faire sa fortune.

Grand voyageur, il ramena de ses voyages en Orient une collection extraordinaire d’objets d’art chinois et japonais qu’il a léguée à la ville de Paris et que l’on peut voir au musée Cernuschi, au Parc Monceau. Il est également l’auteur de nombreux ouvrages économiques et financiers.

Expulsé de France en 1870 pour « menées anti-impériales », il y revint après la chute de l’Empire, participa à la Commune, se fit naturaliser Français. Il est mort le 20 mai 1896 à Menton et a été incinéré au Père-Lachaise, laissant le souvenir d’un Républicain, épris de justice et de liberté, et d’un grand Européen avant la lettre.

Attilio Cernuschi, son frère, ingénieur et banquier, s’établit à Londres et vint passer ses vacances à Menton avant 1870. Il en tomba amoureux et acquit sur la colline des Serres de la Madone la villa du Vellon et plusieurs terrains attenants (ils constituent aujourd’hui le centre de vacances des mineurs Latournerie, ouvert depuis 1958). Il fit également construire la grande route privée qui, en vingt-deux lacets, conduit du Borrigo au sommet de la colline. Il mourut en 1894.

Le troisième frère, Constantin, né en 1825, ingénieur éminent, réalisa en particulier la ligne de chemin de fer entre Vintimille et Gênes et d’autres lignes en Espagne et dans les Andes. En 1849, il avait combattu pour la défense de Venise.

Venu à Menton au décès de son frère Attilio, il donna au domaine de dix hectares sa forme actuelle et fit modifier la route dans sa partie haute, en faisant travailler des chômeurs, à la suite du tremblement de terre qui ravageât la région en 1887. Il mourut en 1905, léguant à la ville de Menton 10.000 F pour ses oeuvres sociales.

L’AVENUE COCHRANE

Du nom de Percy Cochrane, britanique de la fin du XIX début Xxème siècle. Il fit édifier après la Grande Guerre, au bord du Borrigo, une belle et veste villa, qu’il transforma en un petit musée personnel réunissant des tableaux, des armes, des casques et autres matériels utilisés par les belligérants de la guerre 14/18.

Il a léguer la « Villa Victoire » à la ville, actuellement conservatoire de musique.

Durant des années, des spectacles eurent lieu dans les jardins de la villa transformée en théâtre en plein air.

La petite histoire rapporte que Cochrane aurait proposé à la ville de couvrir à ses frais le torrent du Borrigo devant sa propriété et d’en faire un jardin dont il aurait la jouissance jusqu’à sa mort. La municipalité de l’époque refusa.

RUE DE BRÉA

(de la rue Gal Galliéni aux Logettes et à la porte St Antoine ; longueur : 70 m,largeur moyenne 2 m ; Sous l’ancien régime cette route s’appelait « rue de la prison »)

Cette artère est une des plus anciennes de Menton. Elle fut ouverte dans la colline en 1618 par le prince Honoré II, à ses frais, pour mettre un couvent à la portée des murs de la ville. Il l’appela « Rue Neuve » (Ou camin noù... terme que l’on retrouve dans une vieille chanson mentonnaise « Ou maggiou »). Elle s’appela ensuite « la rue des Sans-culotte ».

Plus tard, des notables y demeurèrent et y accueillirent des personnalités, dont Napoléon et le Pape Pie VII le 12 février 1814, lorsqu’il rentra à Rome après son séjour forcé à Fontainebleau. Du jardin surélevé de la maison de Monléon, il bénit la foule massée sous ses fenêtres.

Parce que la famille de Brea est une des plus illustres de l’histoire mentonnaise. Originaire d’Alassio, anoblie par Charles Quint, on la trouve à Menton dès 1516 lors de la signature des statuts de Lucien Grimaldi. Quelques-uns de ses membres sont restés dans les annales :
Lazare, Horace, Jean : syndics entre 1640 et 1700.

Dominique : notaire à Roquebrune. Il maria sa fille avec J.B. d’Apt en 1750. Les enfants de celle-ci prirent le nom de Brea, faute d’héritiers mâles.
François de Brea : syndic puis maire de Menton au tournant du XIXe siècle et intendant général de la Principauté de Monaco.

Le héros de la famille est Jean-Baptiste, fils de François, né à Menton le 25 avril 1790. Sorti de l’Ecole Militaire en 1807, il participa aux campagnes napoléoniennes aux côtés du Gal de Partouneaux, son beau-frère, de 1812 à 1815, en Russie, e, Prusse, en Belgique. Il fut fait chevalier de la légion d’Honneur à Lutzen.

En 1830 il tente d’arrêter l’effusion de sang entre le peuple et la garnison de Paris, ce qui lui vaut l’estime de Lafayette. Puis, lors des journées de juin 1848, où il commandait une colonne d’attaque. Samort fut ainsi rapportée : « S’étant aventuré au milieu des insurgés à la barrière de Fontainebleau pour parlementer avec eux et leur apporter des décrets de l’assemblée accordant un crédit de trois millions à répartir entre les ouvriers nécessiteux, il fut saisi, accablé d’outrages et assassiné. Son corps fut déposé au Panthéon et transporté ensuite à Nantes. L’église de la Maison Blanche à Paris a été élevée comme monument expiatoire sur l’emplacement du corps de garde où le général et son aide de camp, le capitaine Mangin, trouvèrent la mort. »

Le conseil des villes libres de Menton et Roquebrune fit apposer au-dessus de la porte d’entrée de la maison du général, une plaque de marbre portant cette inscription : « Au général de Brea, né à Menton le 25 avril 1790, mort à Paris le 24 juin 1848, pour la défense de l’ordre et de la Liberté. Décret du Grand Conseil du 25 septembre 1848 ».

Louise, soeur du général de Brea (née en 1880) épousa le général comte de Partouneaux.

Antoine, Jean, Fidèle de Brea, frère du général (né et mort à Menton 1783/1863), fut également militaire et revint s’installer à Menton vers 1830. Il se révéla un excellent chansonnier, un poète quelque peu grivois. C’est à lui que l’on doit la première orthographe mentonnaise. Il est donc considéré comme le premier écrivain de langue mentonnaise. Il se faisait entendre dans les salons de la haute société mentonnaise, où l’on conspirait en sourdine contre le prince, et où la satire et la chanson alerte s’épanouissaient. Charles Trenca, les frères Partouneaux y faisaient de la musique, et Tonin de Brea y débitait des vers souvent polissons et chantait ses créations. La plus connue est « Que r’aig da marina », qui figure dans une version quelque peu épurée au répertoire du groupe folklorique de la Capeline, sous le titre « Che piove ! ». Il avait épousé en 1805 Marie-Anne Joséphine de Villarey.

LA RUE EDOUARD VII

Fils de la reine Victoria, il contribua, grâce à ses répétés et agités, pour une grande part à faire venir les gens à la mode pendant toute l’année sur la Riviera.

LE PONT ÉLISABETH

Au dessus du torrent Gorbio, le pont Elisabeth relie les communes de Menton et de Roquebrune.

En réalité, depuis la couverture du torrent, ce pont a « pratiquement » disparu. Il en est d’ailleurs de même pour le pont de l’union (le bien nommé) entre les deux communes qui se donnèrent un statut de villes libres en 1848, quelques dizaines de mètres plus haut, sur la RN7 : aujourd’hui, il a laissé la place à un superbe rond-point.

Le pont Elisabeth évoque la mémoire de Sa Majesté Elisabeth, Impératrice d’Autriche et reine de Hongrie, la célébrissime « Sissi », si joliment incarnée à l’écran, avec quelques libertés prises avec l’histoire au demeurant, par Romy Schneider.

Nous savons qu’elle résida à de multiples reprises à Roquebrune-Cap-Martin, notamment en 1894, 1895, 1896 et 1897. Elle mourut à Genève le 30 janvier 1898, assassinée par un anarchiste italien.

Le pont fut inauguré en 1899. A cette occasion, une cantate (dont les paroles étaient de la poétesse Henri-Gréville et la musique d’Eugène Léonard)fut chantée par un choeur de jeunes filles mentonnaises.

AVENUE FELIX FAURE

Le président de la République, Félix Faure, inaugure le 5 mars 1896, une série de visites présidentielles à Menton (monument commémoratif de la réunion de Menton à la France place St Roch, visite de l’hospice, déjeuner à l’Hôtel de Menton, rencontre à la mairie-aujourd’hui place Clémenceau- avec S.M. l’Empereur d’Autriche-Hongrie François-Joseph).

Il sera suivi quelques années plus tard par Armand Fallières en 1909 et Paul Deschanet en 1920. Il faut attendre 1960 pour accueillir en voyage officiel le général de Gaulle. Entre-temps, le Président René Coty, effectue à Menton plusieurs séjours privés entre 1956 et 1958.

PLACE FONTANA

Anciennement « place du petit port »,elle occupe une surface d’environ mille mètres carrés en bordure du quai de Monléon.

La famille Fontana était originaire de Recco, sur la Riviera du Levant, à proximité de Gênes. On la voit apparaître dans les actes publics de Menton en 1812, lorsque le capitaine-marin Louis Fontana et son épouse, Marie-Antoinette Carbone, s’y installent et y font souche.

Son fils et son épouse, Julie Thieri, eurent à leur tour un fils, Louis, François, Joseph, né le 02 septembre 1868. Celui-ci fit carrière dans la banque et les milieux agricoles : administrateur-fondé de pouvoirs à la Banque Populaire de Menton, administrateur de la Caisse Régionale de Crédit Mutuel Agricole, fondateur et président du conseil d’administration de la société coopérative de production de Menton, président du syndicat régional agricole et horticole du canton de Menton, il fut également administrateur du Casino Municipal de Menton et de la SBM de la Principauté de Monaco. Lieutenant de réserve au 111ème Régiment d’Infanterie, il prit part à la guerre 14/18.

Conseiller municipal en 1900, Louis Fontana fut élu adjoint au maire en 1904 dans la municipalité d’Emile Biovès auquel succéda comme maire en 1905 quand celui-ci fur élu conseiller général. Il allait rester jusqu’en 1929, sauf une coupure en 14/18, où, mobilisé, il fut remplacé par Jules Molinari à la tête de la municipalité.

Il mourut à Menton le 10 août 1951. Il était officier de la Légion d’Honneur, officier d’académie, chevalier du Mérite Agricole.
L’administration de Louis Fontana fut critiquée, mais nous lui devons deux importantes améliorations de l’image de marque de notre ville : d’une part la couverture du Careï depuis la rue Partouneaux jusqu’au pont du chemin de fer avec création d’un nouveau jardin (la première phase avait été réalisée par son prédécesseur Emile Biovès), d’autre part la création du réseau d’égouts de la ville.

LA RUE GELIS

On sait peu de choses sur la famille Gélis. Originaire de St Papeul, près de Castelnaudary, elle s’installe à Menton en 1794. Antoine, sergent-major dans l’armée française de la toute jeune République, y épousa Madeleine Otto. A la Restauration, en 1814, il fut sergent-major des Carabiniers du prince de Monaco.

Son fils, Vincent, a té conseiller municipal, mais n’a pas laissé un souvenir impérissable.

On suppose que le nom des Gélis a été donné à cette rue car ils durent offrir le terrain.

LES RAMPES DU CHANOINE GOUGET

Elles constitues la dénomination officielle de la partie droite des rampes St Michel qui conduisent du quai Bonaparte à la Basilique.

Sur la partie droite de l’escalier, une plaque rappelle le souvenir du chanoine Gouget, curé de St Michel de 1950 à 1966. Né en 1893, mobilisé en 1914, titulaire de la croix de guerre, Charles Gouget fut nommé vicaire à Menton en 1921 après avoir fait ses études religieuses à St Supplice. Le chanoine Ortmans lui confia le patronage de « La Garde », et sous son impulsion, la clique devint fanfare et remporta de nombreux succès, sans soit oubliée la gymnastique.

Il fut un exemple de courage et d’abnégation lors de la prise d’otages par les allemands.

LA RUE GUILLAUME DE PROVENCE

Menton n’a jamais fait partie de la Provence, la limite extrême orientale de ce territoire se situant au Mont Agel, avant 1388 et la dédiction du comté de Nice à la Savoie.

En fait, les Provençaux ne se retrouvèrent à Menton qu’une seule fois, en 1274, lorsque le seigneur Guillaume Vento, allié du Comte de Provence dans la guerre que celui-ci conduisait contre Gênes, lui offrit sa place-forte pour lui permettre de s’opposer à Gênes qui avait des visées sur le littoral et Monaco. Le château de Menton fut d’ailleurs détruit, et reconstruit en 1276 par le sénéchal de Provence.

Guillaume était Comte de Provence au Xème siècle et se distingua dans la lutte contre les sarrasins. Depuis le début du 1er siècle, ces derniers avaient multiplié leurs expéditions de pillage sur la côte méditerranéenne : Nice en 813, Marseille en 838, Arles en 842 et 869.

Guillaume réunit les seigneurs du pays, et, avec l’aide d’Arduin, marquis de Turin, il battit les Sarrasins et délivra la Provence et tout le littoral vers 972. Il y gagna le surnom de « Libérateur ».

Les terres abandonnées furent distribuées aux membres de son entourage, aux églises et aux monastères. A Nice, par exemple, les bénéficiaires furent le monastère de St Pons, la cathédrale... et quelques laïcs.

LA RUE GUYAU

Jean-Marie Guyau (1854/1888) fut un poète et un philosophe renommé en son temps.
La partie morale de son oeuvre procède de deux grandes idées : tu peux, donc tu dois ; les hommes sont unis entre eux par une étroite solidarité. Il mourut à Menton le 31 mars 1888 et est enterré au cimetière du Trabuquet. Il était le beau-fils d’Alfred Fouilhé, philosophe et membre de l’institut ; sa mère était écrivain sous le nom de G. Bruno (« le tour de France de deux enfants »).

LA RUE HARPIGNIES

Avant le 18 février 1927 « rue Gazzola » du nom d’un propriétaire demeurant dans cette rue. Après la séance du conseil municipal lors de laquelle plusieurs rues ont changer de nom : rue Harpignies.

Henri Harpignies, né à Valenciennes le 24 juillet 1819, mort à St Privé le 28 août 1916, était un artiste peintre aquarelliste très apprécié de son temps et comblé d’honneurs ( grande médaille d’honneur en 1897 au salon de Paris). Il a été nommé en 1911 Grand Officier de la légion d’honneur. Il partagea sa vie entre son atelier parisien, sa résidence de St Privé et de fréquents séjours sur la Côte d’Azur et notamment à Menton où il résidait à la villa « la Gavotte » rue Loredan Larchey.

LA RUE COLONEL HEBERT

La famille Hébert était originaire de Lorraine où en 1571, le Grand Duc Charles avait accordé à Michel Hébert des lettres patentes portant confirmation de sa noblesse.

Deux Frères Hébert se marièrent à Menton, où ils étaient arrivés on ne sait trop comment.
Le cadet, Amédée, épousa en 1820 Fanny Sossy, et alla ensuite s’établir à Toulon.

L’aîné, Adalbert, épousa en 1818 Modestine de St Ambroise, et en 1821, Thérésine Oberti, dont il eut un fils, Amédée. Ce dernier, capitaine des lanciers, épousa en 1857 Emilie de Partouneaux, et mourut en 1867, laissant une fille, Elisa, et un fils, Adalbert.

Ce dernier, lieutenant-colonel, commandant le 347ème Régiment d’infanterie, participa à la Grande Guerre, reçut la Croix de Guerre et fut fait chevalier de la Légion d’honneur. Il fut tué dans la région de Reims, le 8 janvier 1915.

LA RUE HENRY-GREVILLE

Les vieux Mentonnais l’appelaient « le chemin de Ceinture ».

Henry-Gréville est le nom d’écrivain d’Alice Fleury, épouse Durand, qui naquit à Paris en 1842 et mourut à Boulogne sur mer en 1902. Bien oubliée aujourd’hui, elle fut l’auteur de nombreux romans, une trentaine au total, dont plusieurs avaient trait à la vie en Russie, un pays où elle avait séjourné à plusieurs reprises : en effet, fille d’un professeur, elle l’avait suivi à St Petersbourg où elle apprit la langue russe. Elle écrivit également des poèmes et des pièces de théâtre.

On sait peu de choses sur ses attaches à Menton. Elle dut y effectuer plusieurs séjours : elle écrivit, sur une musique d’Eugène Léonard, le teste d’une cantate qui devait être chantée par de jeunes Mentonnaises lors de l’inauguration du monument à la mémoire de l’impératrice Elisabeth d’Autriche, la célèbre Sissi, en 1899.

Le poème commençait ainsi : « Tous ces hivers passés, cinglant vers notre port,/ Un yacht blanc, sur la mer sereine,/ Réjouissant nos coeurs, amenait à son bord/ La plus touchante souveraine... » La suite parle de la mort tragique d’Elisabeth.

LA RUE HONORINE

Le nom fut donné en hommage à la maman du savant botaniste et historien Honoré Ardoïno créatrice avec Adèle de Villarey du premier hôpital de Menton dans les années 1860.

Fille de Honoré de Monléon, née en 1799, elle épousa Jean-Baptiste Ardoïno en 1818 et mourut en 1864. Elle a été inhumée à l’Annonciade.

L’AVENUE BLASCO IBANEZ

Elle porte le nom d’un des plus grands écrivains de son temps (1867/1928).
Vicente Blasco Ibanez nacqui à Valence où il fit ses études de droit. Dès l’âge de 18 ans, il commença à écrire des romans de cap et d’épée.

Démocrate Républicain, il connu de nombreux ennuis en Espagne. Après la prise de pouvoir par de Riviera en 1923, il choisi l’exil en France. Il vint s’installer à Menton dans la villa « Fontana Rosa » qu’il transforma en véritable musée peuplé d’oeuvres d’art. Quant aux jardins, il en fit le « jardin des Romanciers » avec des statues d’écrivains célèbres et de superbes faïences.
C’est à Fontana Rosa qu’il décéda le 28 janvier 1928.

LES RUE JEANSOULIN, JEANNE ET JULIETTE

Ces trois rues sont situées dans le quartier de la gare et évoquent la même famille.

Au XIX ème siècle, un architecte du nom de Scipion Aimé Jeansoulin construit avec son principal collaborateur de nombreuses maisons à Menton, notamment le quartier des vignasses, la propriété Fontana, la villa Paradou et d’autres sur le boulevard de Garavan.
Il ouvrit l’avenue Riviera ainsi que les rues qui porte désormais son nom et celui de ses deux filles « Jeanne et Juliette ».

LA RUE ET LA DESCENTE LAMPEDOZE

D’après la légende, Lampedosa serait un des trois forbans qui auraient fondé Menton, les deux autres étant Acquasoma et capodanna.
La réalité est tout autre, ces artères évoque le nom de la Madone de Lampedusa, vierge très vénérée dans cette petite île de Méditerranée. Nous pouvons supposer que c’est pour attirer sa sur le pays que le nom de Lampedoze a été donné à une rue de notre cité.
Dans le quartier de la rue de Lampedoze existaient au Moyen Age des « fours communaux » qui devinrent « Fours du Princes » sous le règne d’Antoine Ier (1701-1731).

LA RUE LOREDAN LARCHEY

Va de la rue de la République au musée de la Préhistoire Régionale.
Emile Loredan - Larchey est né à Metz en 1831 et est mort en 1902 à Paris.
Publiciste, lexicographe, sémanticien (science étudiant les noms propres), bibliothécaire puis conservateur de la bibliothèque de l’Arsenal de Paris.
On lui doit de nombreux ouvrages dont le travail scientifique s’alliait au goût du pittoresque, comme par exemple : « Excentricités du langage »1858, « Dictionnaire d’argot » 1860/1889, un « Dictionnaire des noms » (1880) contenant la recherche étymologique des formes anciennes, un « Almanach des noms » expliquant l’origine de près de 3000 noms de personnes (1881), « Journal de marche du sergent Fricasse de la 127e demi-brigade 1792/1802 », « Le monde féodal : costumes vrais »(1899.
Son nom fut donné à cette rue par l’architecte mentonnais Adrien Rey. personne ne sait si Loredan Larchey avait des attaches particulières avec Menton.

L’AVENUE KATHERINE MANSFIELD

Née à Wellington le 14 octobre 1888, Katherine Mansfield est la troisième fille de cinq enfants d’une famille bourgeoise. D’une santé délicate, elle mourut à 34 ans de la tuberculose. Son oeuvre littéraire eut toutefois une influence profonde et durable sur l’évolution de la nouvelle anglaise.

Elle s’installa à Menton en 1920 dans une petite maison de la baie de Garavan. La villa « Isola Bella » où elle connaît quelques heures de sérénité. Dans cette atmosphère privilégiée, elle composa la meilleure partie de son oeuvre : Félicité, Prélude, Sur la Baie et Garden Party.

Elle écrit de Menton « C’est une jolie petit ville, où tout est réglé par le soleil : il est roi, reine, premier ministre... » Une chambre de la villa Isola Bella est actuellement conservée en souvenir d’elle et une bourse littéraire est offerte à un écrivain Néo-Zélandais pour poursuivre son travail pendant six mois à Menton.

RUE PAUL MORILLOT

(des allées de la Madone à la limite de la commune. Longueur 400 m, largeur moyenne 8m).

Né à Metz le 1er avril 1845, Jean, Adrien, Paul Morillot fit de brillantes études au Lycée de Metz et entra à l’école Navale à l’âge de 17 ans. Aspirant en 1862, enseigne en 1867, il fut débarqué du « Magenta » le 1er novembre 1870 et affecté au 1er Régiment des marins fusiliers. Il fut blessé en avril 1871 au Moulineaux devant Issy.

Promu lieutenant de vaisseau en 1874, il prit part aux opérations du Tonkin et des mers de Chine. En 1884, il reçut le commandant d’un torpilleur et fut nommé capitaine de frégate en 1888. Deux ans plus tard, il était promu officier de la Légion d’honneur. En novembre 1891, il était mis à la retraite sur sa demande et venait se fixer à Menton.

En 1896, il fut candidat aux élections municipales sur la liste d’Emile Biovès. Lorsqu’il dut se présenter devant les électeurs mentonnais, il le fit en ces termes émouvants : « Moi, je ne suis pas mentonnais. J’avais ma ville natale, ma maison ; je n’ai plus rien, j’ai tout perdu, on m’a tout pris. Metz, mon pays, s’est fermé. Toutes mes affections sont maintenant parmi vous, à Menton. Voulez-vous de moi ? Je suis vôtre ».

On voulut de lui. Et, premier adjoint d’Emile Biovès, considérant ses fonctions comme un sacerdoce, il sut se faire apprécier, sinon par son amabilité et son sourire (il était d’allure rude et de ton brusque), mais par son honnêté et son dévouement.

Ses héritiers vendirent à la ville en 1931, la villa « Marguerite » et la villa « Le Lotus », ainsi que les terrains les jouxtant, soit 5000 m² au bas de la vallée de Gorbio. Ces terrains accueillent d’abord une école communale et les serres de la ville, depuis quelques années la maison de repos et de retraite dépendant du centre hospitalier « La Palmosa ».

C’est dans la rue Paul Morillot que se trouve la chapelle de « La Madone », sans doute le plus ancien édifice du culte encore existant à Menton. D’importantes sommes avaient été dégagées voici plusieurs années pour le restaurer. Mais, les aides extérieures n’arrivant pas et le coût s’avérant trop élevé, le projet de rénovation a été abandonné.

LES RAMPES CHANOINE ORTMANS

(Partie droite des rampes St Michel entre la rue Longue et le parvis).

Né le 30 mai 1865 à Namur, Guillaume Ortmans fit de brillantes études secondaires, puis fréquenta l’Ecole des mines de Paris dont il sortit ingénieur. Après un an de services à la compagnie des chemins de fer du Nord, il démissionna pour se consacrer à la jeunesse à la jeunesse, puis obéit à sa vocation et entra au séminaire de St Sulpice. Il fit ensuite des études théologiques à Ste Claire de Rome. Avant d’être ordonné prêtre en 1896 par le cardinal Richard, archevêque de Paris, il était venu à Menton se soigner. Il y revint ensuite pour parfaire sa guérison et obtint du curé Otto la permission de faire le catéchisme. En 1900, il était chapelain de St Roch. S’intéressant toujours à l’éducation de la jeunesse, il fonda le patronage « St Louis de Gonzague » qui avait son siège à l’école des frères mariste. En 1905, il devenait le patronage St Michel : devant le succès de fréquentation Guillaume Ortmans (nommé chanoine par Mgr Remond, évêque de Nice), fit édifier par ses propres moyens le bâtiment Nord du patro, forma une section de gymnastique et une clique, sous le nom de « la garde de Menton » qui obtint en 1907 son affiliation à la Fédération Sportive des Patronages Français.

En 1910, le curé, le chanoine Otto, mourrait. Son successeur désigné était le chanoine Germond, curé de St Etienne de Tinée, mais la population intervint pour que le chanoine Ortmans soit curé. Il fut rattaché au diocèse de Nice, naturalisé français et installé à St Michel en 1911. Il allait rester curé jusqu’en 1950.

On n’a pas oublié son action en faveur des soldats blessés en convalescence à Menton durant la Grande Guerre, la grandeur de son sacerdoce, l’essor qu’il donna à la Garde, son dévouement en faveur des réfugiés mentonnais dans les Pyrénées Orientales en 1940.

Le 15 janvier 1950, il était trouvé mort derrière sa porte alors qu’il se préparait à aller célébrer sa première messe. La population mentonnaise lui fit d’imposantes funérailles le 18 janvier, des milliers de personnes formant le cortège funèbre à travers les rues de la ville.

LA RUE FRANCOIS PALMARO

De la rue St Michel à la rue de la République. Longueur : 80 m, largeur moyenne : 4.10 m.

Originaire de St Antonin, dans la vallée de Latte, la famille Palmaro est attestée à Menton au milieu du XVIII siècle, puisque les registres de baptême portent à la date de 1758 la naissance d’Antoine, fils de Joseph Palmaro et Marie Allavena.

Le fils d’Antoine, Emmanuel, fut commandant en second de la Garde Nationale en 1847/1848, après avoir été sous-officier sous le Ier Empire. Il épousa Annonciade de Paëta, de Monaco, et de cette union allait naître celui qui donna son nom à une rue de Menton, François Louis Palmaro.

Né le 23 mai 1823 à Menton, négociant armateur, il fut président de la Banque Populaire de Menton dès la fondation de celle-ci en 1883, juge au tribunal de commerce, suppléant du juge de paix. Il présida également la société de secours mutuel « Les inscrits maritimes de Menton » et fut membre du conseil d’administration de l’hôpital mixte de Menton. Il fut également adjoint au maire vers la fin du siècle. Il mourut le 26 février 1895 à Menton. Il était officier d’académie, chevalier du Mérite Agricole, chevalier de la couronne d’Italie et titulaire de la médaille de bronze des sociétés de Secours Mutuel, qui étaient d’une grande importance sociale à une époque où la Sécurité Sociale n’existait pas.

LA RUE PANAIT-ISTRATI

Elle évoque un des meilleurs écrivains du début du siècle. Né à Braila, en Roumanie, le 11 août 1884, il voyagea très tôt, et se premières oeuvres furent des récits de voyages. Il entra ensuite comme rédacteur dans un journal socialiste. Il s’installa en France en 1913 tout en continuant de voyages à travers l’Europe. Il mourut dans son pays natal pour y mourir le 16 avril 1935.
D’une santé fragile il effectua plusieurs séjours sur la Côte d’Azur, notamment à Menton l’hiver de 1925 et 1930.

LA RUE PARTOUNEAUX

(de la place St Roch à l’avenue Boyer, sur une longueur de 370 m et une largeur moyenne de 11 à 25 m)

Les attaches de la famille Partouneaux avec Menton sont la conséquence d’une belle histoire d’amour. Celle-ci remonte à 1796 quand le général Bonaparte, en route pour l’Italie, s’arrêta à Menton et logea les 3, 4 et 5 avril dans la maison du maire, le comte François de Brea (le père du futur général), rue Neuve, actuellement rue de Brea.

Dans la suite du Général Bonaparte, un jeune lieutenant, Louis Partouneaux, qui était né à Romilly sur Seineen Champagne le 26 septembre 1770. Celui-ci fut séduit par la jeune Louise de Brea alors âgée de 16 ans et la demanda en mariage. Le Comte argua de la jeunesse de sa fille et ajouta malicieusement, pensant que la campagne d’Italie ferait vite oublier son idée au lieutenant : « Je vous donnerai ma fille quand vous serez général ».

Quelques années plus tard, Louis de Partouneaux était général de brigade : il revint à Menton et épousa Louise.Il allait poursuivre ensuite une brillante carrière militaire, participant notamment avec beaucoup de courage à la dramatique campagne de Russie. Il était lieutenant-général en 1814, époque à laquelle il fut fait Grand-Officier de la Légion d’Honneur.

Au retour des Bourbons, Louis Partouneaux fut nommé commandant de la VIIIe division militaire à Marseille, puis en 1820 commandant de la Ier Division d’infanterie de la garde royale à Toulouse. Auparavant, en 1816, il avait été confirmé dans le titre de Comte, titre antérieurement donné par l’Empereur.
Président du Collège départemental du Var en septembre 1821, il élu député le 20 octobre pour prendre part aux travaux législatifs lors des sessions de 1822 et 1823. Il fut réélu député le 06 mars 1824 à une très grande majorité, puis en 1827. Pour raison de santé, il quitta alors Toulouse et prit le commandement de la 8e Division à Marseille.

Non réélu député en 1830, remplacé dans son commandement, mis à la retraite en 1832, il se retira à Menton où une attaque d’apoplexie l’emporta le 14 janvier 1835.

En 1824, le roi Louis XVIII fit don à Louis de Partouneaux d’un ouvrage de grande valeur, « Description d’Egypte », un ouvrage colossal de 22 volumes dont 12 de planches gravées. Celui-ci a été offert à la bibliothèque municipale de Menton.

Le premier fils du comte Louis de Partouneaux, Maurice (1799/1865), général de division, apporta à la tête de la division de cavalerie du corps de Canrobert une contribution décisive à la bataille de Solferino. Le deuxième, Tonin, fut un historien distingué et député au corps législatif. Le dernier, Bati, épousa Sylvie de Monléon et demeura à Menton : c’était un ami de Jean-Baptiste Ardoïno.
C’est un autre membre de la famille de Partouneaux, encore un général, commandant la 4e division de cavalerie, qui représenta le ministère de la Guerre à l’inauguration du monument aux morts de Menton le 3 juin 1928.

RUE PELISSON

Une des plus courtes de Menton avec ses 25 m de long, elle va du quai de Monleon à la rue des marins.

Le nom de « Pélisson » évoque le souvenir de Louis Gioan, dit « Pelissa », chef d’escadron de la Garde Impériale, qui participa aux campagnes napoléoniennes, notamment celle de Russie.

Chevalier de la Légion d’Honneur, devenu demi-solde au retour des Bourbons, il préféra regagner son pays natal. Homme très remuant, Français de coeur (Menton appartenait alors à la Principauté de Monaco), il entretenait des relations suivies avec le consul de France à Menton, fréquentation qui n’était pas pour plaire au gouvernement général qui le faisait surveiller d’une manière constante. Comme beaucoup de familles mentonnaises, la famille Gioan avait un surnom, « Pélissa », c’est à dire : pélerine.

Pour Louis, vu sa popularité, le surnom l’emporta finalement sur le patronyme et tout le monde ne l’appela plus que « Pelissa ».
Lorsque Menton fut devenu Française, les édiles décidèrent de lui dédier une rue.

Mais, d’une part, ils oublièrent son véritable nom, d’autre part, il considérèrent que « Pelissa » ne sonnait guère français et, bien intentionnés... mais ignorant la petite histoire locale, ils francisèrent le nom en « Pélisson », ce qui ne veut plus rien dire.

RUE DES FRERES PICCO

Située entre l’avenue Carnot et le cours du Centenaire. Longueur 151 m ; largeur 4.60 m. S’appelait Charles Tellier.

Cette rue honore la mémoire de deux frères morts pour la France pendant la Grande Guerre.

Le premier, Charles, était né le 24 février 1884, et était soldat au quatrième bataillon du premier régiment d’infanterie coloniale. Il fut porté disparu le 21 décembre 1914 à Mametz, dans le département de la Somme.
Son corps ne fut jamais retrouvé et il fut déclaré officiellement décédé par le tribunal de Nice le 8 décembre 1920.

Le second, Jean-Baptiste, né le 16 avril 1889, demeurait avec son frère et sa mère au 9 de l’avenue Carnot : il exerçait la profession de serrurier.
Chasseur de 2e classe au 27e bataillon de chasseurs alpins, il fut tué par un obus sur le champs de bataille, au plateau d’Hameret, commune de Pargny- Fulain (Aisne) le 26 octobre 1917.

Il fut inhumé au cimetière de Vailly, également dans l’aisne.

L’AVENUE DE VERDUN

Le 18 septembre 1916, « En considération de la lutte épique que l’Armée Française a soutenu pendant six mois sur le front de Verdun, en tenant tête victorieusement à la plus impétueuse des attaques des hordes allemandes... » le Conseil municipal attribue le nom d’avenue de Verdun à l’avenue de la gare.

LE SQUARE VICTORIA

La reine Victoria ainsi que tous ses enfants furent les hôtes de la Riviera. Venue en 1882 à Menton pour voir son fils, le prince Léopold, Duc d’Albany, malade d’hémophilie, la reine séjourna ensuite à Grasse, Hyères et Cimiez, dans la plus grande discrétion. Elle y retrouvait ses filles Victoria, Alice, Béatrice et Héléna. Son fils Léopold, Duc d’Edimbourg, mourut à Cannes. Le square fut érigé à sa mémoire, Menton comportant une grande commuté anglaise.

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