Le Musée des Beaux Arts de Menton s’apprête à accueillir l’exposition de Haton-Gauthier "Du post-it à la toile".
Le peintre roquebrunois présente des oeuvres qu’il a faites sur une quinzaine d’années. Une "mini-rétrospective" qui montre un travail scandé de séries marquant l’évolution de sa recherche artistique. 1990 évoque le début de sa démarche avec l’alchimie de la peinture à l’huile ; il découvre le verre acrylique qu’il va utiliser comme nouveau support.
Cette exposition personelle va présenter 70 peintures et une dizaine de sculptures, de 1990 à 2005.
"Une des constituantes de tous les mouvements d’avant-garde a été de prendre des matériaux nouveaux en sacrifiant les anciens médiums.
Gérard Haton-Gauthier a marqué l’année 1995 en utilisant un nouveau support pour sa peinture : le plexiglas. Il quitte la toile et va désormais travailler la transparence. Cette matière légère et aérienne, aussi pure que le cristal de roche, va libérer sa peinture.
Lorque la tempera fut abandonnée pour la peinture à l’huile c’était déjà la même recherche de l’espace. La peinture d’Haton-Gauthier occupe et nourrit l’espace, participe intégralement à l’environnement et devient sculpture.
Gérard Haton-Gauthier est à l’avant-garde de l’art contemporain car il a aboli la distinction entre la peinture et la sculpture au profit de l’espace qu’il révèle." Michèle Ramin de Savanières
La peinture :
La surface est utilisée comme un élément vide pour que le sujet soit transporté.
Je m’approprie des lignes pour former un tout et les dématérialise en plusieurs plans. La mémoire est symbolisée par l’empreinte du carré. Les bords du châssis n’existent plus dans les compositions à deux ou à trois éléments. Les formats sont verticaux et les couleurs de terre associées aux couleurs primaires sont favorites.
Les thèmes sont le plus souvent une réflexion et les émotions d’un moment sur le quotidien.
L’humain est presque toujours présent et la couleur va dans la direction symbolique. _Aux premiers regards l’esthétique est présent, la deuxième lecture nous transporte bien plus loin dans la démarche émotionnelle.
La sculpture :
Boîte à Rêves, boîte à Images, boîte à Lumière. Elle n’est ni une sculpture, ni un objet, mais tout simplement un ensemble d’émotions d’une situation quelconque ou particulière.
C’est un morceau de vie donné à partager avec celui qui la regarde.
Elle devient un reliquaire composé de matière (Acier, verre, acrylique, papier) et imprégné de couleurs afin d’emmener le regardeur vers son propre voyage poétique intérieur.
La couleur joue un rôle de révélateur pour une invitation à la découverte de ce moment.
L’oeuvre unique devient multiple. La transparence de la matière renforce la notion du non-palpable, ce qui renvoie à la connotation du mot boîte renfermant secret, inconnu, découverte.
Il n’y a pas ce message transmettre ou à recevoir, simplement un partage.
Année 2005 :
Exposition de groupe, Galerie Thuillier à Paris
Exposition personnelle à l’atelier de l’artiste
Réalisation de trois totems-sculptures, Office du Tourisme, dans le cadre de la manifestation "Menton, ma ville est Tango"
Réalisation des décors et de l’affiche du spectacle de danse de la chorégraphie B. Onnis "Oz", Palais de l’Europe à Menton, "No-made" à Clans et Roure.


Date(s) : du 21 janvier au 24 avril 2006






