Entrée libre et gratuite
Apres une Maîtrise d’Histoire et d’Arts, Irina Tonas-Pugnetti a étudié l’art de l’iconographie au Monastère d’Iouriev (près de Novgorod), fait parcours à l’école d’Iconographie de Vladimir (près de Moscou) et à l’école de l’Art de l’icône à Saint Petersbourg.
De père russe et de mère bulgare elle a parcouru les Balkans et l’Europe à la recherche des œuvres des peintres d’icônes jusqu’au XIX siècle remarquablement conservées de nos jours.
Son style caractérisé par la vivacité des coloris, et la délicatesse des visages, a adopté une expression rêveuse et méditative du regard, qui affranchit toutefois l’inspiration lyrique et l’intensité dramatique de la tradition Russe.
Sa maîtrise des couleurs et de la lumière ainsi que la force émotionnelle de ces visages produit une forte impression aux amateurs de l’art iconographique et témoignent de l’exceptionnelle valeur artistique et de l’élégance aristocratique.
Ces voyages et « la traversée des origines » - comme témoigne l’artiste, ont amené à revisité les formes originelles et ancestrales à la recherche du geste pur et lumineux.
Mentonnaise d’adoption depuis 21 ans, Irina Tonas nous fait revivre son émotion et son émerveillement hérité par les couleurs ensoleillés du Menton.
L’art de l’Îcone
le texte de la Bible et la "Tradition" dans les églises catholiques et orthodoxes, sont les bases de la foi chrétienne. La Bible est en soi la source pour les peintres d’icônes ; cependant, on n’y trouve pratiquement aucune indication sur l’aspect extérieur des personnes vénérables. Très tôt déjà, au Vème siècle, se forment de nombreuses légendes qui parlent d’images "révélées", nommées, "Acheiropoïètes" qui (comme le nom grec l’indique n’étaient pas créées par une main humaine) sont à l’origine de nombreuses icônes.
Le contenu véritable des "Acheiropoïètes" est celui de la Bible, rien ne peut y être ajouté ni soustrait.
Le Maître d’icônes réalise une activité spirituelle et, plus particulièrement, l’adoration de Dieu par une substance matérielle. Son cheminement vers Dieu passe par le monde des végétaux, des minéraux et des animaux : en effet, la craie, les couleurs minérales, le bois et le jaune d’œuf sont les matières à partir desquelles on réalise une icône.
Comme base, on utilise une planche plate, sèche, et si possible sans résine. Les meilleurs bois sont le tilleul, l’aulne et le cyprès ainsi que les pins non résineux. A l’aide de ces matériaux, l’artiste suit tout un rituel religieux en obéissant à des canons stricts par le jeune et la prière.
L’icône est une image sainte. Lorsqu’on embrasse l’icône de la Vierge ou qu’on se prosterne devant l’icône du Seigneur, on adresse ses prières non pas à l’image elle-même, mais aux figures représentées. En vénérant l’icône d’un saint, on ne fait rien d’autre que d’implorer son intercession.
Le Père, « source » de la divinité est rendu visible - « Qui m’a vu, a vu le Père » (Jean, XIV, 9) - par l’incarnation de celui qui n’est pas seulement le Verbe de Dieu mais son Image.
Chapelle Saint-Jacques
Porte de France
du 20 au 27 juillet - de 15h30 à 19h30


Date(s) : du 20 au 27 juillet 2011






