aperçu de la collection Severin Wunderman
Durant l’été 1950, Jean Cocteau s’installe chez son amie Francine Weisweiller, propriétaire de la Villa Santo Sospir à St-Jean Cap Ferrat. Il y séjournera régulièrement jusqu’en 1963, année de sa mort. A l’instar de Matisse et de Picasso, qui résident également sur la Côte d’Azur après la Guerre, Cocteau s’essaie à la peinture murale et commence à « tatouer » les murs de la Villa Santo Sospir, avant d’entreprendre les décors de la Chapelle St Pierre de Villefranche, puis ceux de la Salle des Mariages à Menton.
La décennie correspondant à son séjour dans le sud (1950-1963) est marquée par une rupture stylistique et par l’introduction graduelle de la couleur dans ses oeuvres. Peu à peu, l’utilisation des crayons à la cire et des feutres tendent à un épaississement de la fameuse « ligne de vie » caractéristique des dessins du poète, jusqu’à sa disparition au profit de larges surfaces colorées. Alors qu’il refusera toujours l’appellation de peintre, Cocteau s’essaie à la peinture de chevalet, puis aux pastels, et devient enfin « apprenti potier » dans l’atelier de céramique Madeline Jolly à Villefranche. C’est également sous la lumière méditerranéenne que Cocteau tourne ses deux derniers films « La Villa Santo Sospir » et « Le Testament d’Orphée ».
La Méditerrranée n’est pas pour Cocteau question de géographie. Elle est à fois source de la mythologie et mère de la poésie, havre de paix et foyer artistique. Elle rassemble sur ses côtes un peuple métissé auquel Cocteau revendique son appartenance. Au crépuscule de sa vie, l’enfant de Maison-Laffitte n’aura de cesse de se définir comme un « vrai méditerranéen ».
On retrouve dans les peintures de Jean Cocteau une interprétation toute personnelle de la syntaxe de Picasso et de ses sujets de prédilection, dont la tauromachie, ou encore les personnages hauts en couleurs issus de la Commedia dell’Arte.
" Je ne Vous parle que d’une rive où les effluves myhtologiques de la Méditerranée produisent un admirable mélange de paresse et de travail"
Jean Cocteau
Musée Jean Cocteau
à partir du 13 octobre 2007
de 10h à 12h et de 14h à 18h
Tous les jours sauf le mardi et les jours feriés
affiche : "Jean Cocteau " Madame Favini et sa fille" huile sur toile, 1953 - Copyright Adagp, Paris 2007


Date(s) : jusqu’au 22 septembre 2008






