Constantin Terechkovitch (1902-1978) fait partie de ces peintres qui trouvent leur inspiration dans la lumière de la Côte d’Azur.
A partir de 1950, Menton est « son port d’attache » et il vient y travailler chaque année durant plusieurs mois.
C’est sa découverte à Moscou de la peinture française - Monet, Gauguin, Cézanne, Matisse - chez le grand collectionneur Serge Schoukine en 1913 qui suscite sa vocation.
Après avoir suivi des études aux Beaux-Arts de Moscou, il décide d’aller « là où se fait la peinture » : à Paris, où il arrive en 1920 après deux années d’un voyage aventureux. Il survit à Montparnasse grâce au soutien de l’écrivain russe Serge Romoff et des peintres Larionov, Barthe, Kisling et Krémègne qui influencent ses premiers pas, et enfin de Soutine dont il sera l’ami.
Il réalise sa première exposition personnelle avec Lanskoy en 1923.
En 1928, il participe avec un groupe d’artistes russes vivant en France à l’exposition de l’Art français contemporain à Moscou. Dès lors, il expose en France, en Suisse, puis en 1937 à New York et Chicago, à Londres et au Japon.
En 1949 Gisèle d’Assailly, dans un livre à leur gloire, invente « Les Peintres de la Réalité Poétique » (Terechkovitch, Caillard, Legueult, Oudot, Limouse, Brianchon, Cavaillès). Plusieurs expositions les réuniront au Japon, en Suisse, à Paris.
Peintre mais aussi aquarelliste, lithographe et illustrateur, sa maîtrise des techniques trouve son apogée dans la traduction de la mélancolie douce, cette « légère » gravité qui fait la qualité de son œuvre.
Il décède à Monaco en 1978, laissant derrière lui une œuvre complète et variée dans laquelle Menton est bien représentée.


Date(s) : Du 15 mai au 28 septembre 2009






